Paysages du Forez

Posez-vous un instant et contemplez les paysages du Forez en toute quiétude.


Au-delà de 1200 mètres, les Hautes-Chaumes 

Au sommet des monts du Forez, on pénètre dans un territoire dénudé, où la lande à callune et à airelles, recouvre le paysage. Elle assure la transition entre la barrière forestière et les pâtures d’estive, terroir originel de la Fourme de Montbrison, fromage AOP. Sur les plateaux des Hautes-Chaumes, de larges cuvettes creusées par la glace sont aujourd’hui envahies par les tourbières. Une flore riche et variée y éclot au printemps.

Monts du Forez et vallées de 600 à 1100 mètres

Les monts du Forez culminent à 1634 mètres d’altitude à Pierre sur- Haute. Entre 600 et 800 mètres, des replats entaillés de vallées profondes sont ponctués d’affleurements rocheux peu propices à l’agriculture. De 800 à 1100 mètres, les cultures s’étendent sur des reliefs adoucis, dans des bassins concaves dans lesquels sont situés les principaux bourgs agricoles. Une épaisse barrière forestière composée de hêtres, de pins et de sapins sépare les villages de la zone d’estive des Hautes-Chaumes. Appelés localement monts du soir.

Monts du Lyonnais

Les monts du Lyonnais sont souvent confondus avec les monts de Tarare dont le point culminant est le mont boussuivre coiffé de la tour Matagrin à 1 004 m d'altitude sur la commune de Violay. Les monts du Lyonnais et les monts de Tarare sont deux entités géographiques distinctes de part et d'autre de la vallée de la Brévenne, mais sont localement appelés les montagnes du matin. Les vallées des monts du Lyonnais offrent de belles possibilités pour les cultures fruitières. Avec la proximité de Lyon, les monts du Lyonnais sont également une terre de tisseurs (capitale du chapeau, capitale de la cravate,...)

Sur les piémonts, les coteaux

De part et d’autre de la plaine se dessinent des coteaux aux activités complémentaires. A l’ouest, s’étend le vignoble des Côtes du Forez entrecoupé par les activités de polyculture élevage, tradition forte depuis le Moyen-Âge et animé par les villages de piémont. Sévèrement touché par la crise du phylloxéra à la fin du19ème siècle, le vignoble déroule des surfaces plus petites pour désormais privilégier la qualité : les Côtes du Forez bénéficient du label AOP depuis 1999. À l’est, au pied des monts du Lyonnais, le vignoble a disparu pour laisser place à la culture fourragère et à la production laitière dans une zone de collines douces favorables à l’agriculture. Les villages sont installés sur des points culminants.

Les étangs

De nombreux étangs ponctuent la plaine. En 1233, le comte de Forez est le premier à en aménager, bientôt imité par les seigneurs laïcs et ecclésiastiques les plus riches du comté. A la fin du 18ème siècle, 600 étangs occupent environ 3000 hectares. La moitié disparaîtra dans la deuxième moitié du 19ème siècle, sous prétexte d’insalubrité. Domaines de chasse jadis très prisés par la bourgeoisie industrielle stéphanoise, les étangs sont, aujourd’hui pour la plupart, destinés à la pisciculture, particulièrement à l’élevage de la carpe

La Loire

La Loire, véritable colonne vertébrale du territoire, traverse la plaine du Forez du sud au nord. Le fleuve offre une large gamme de milieux naturels exceptionnels : gorges,gravières, forêts alluviales, gours, prairies inondables, qui fournissent des refuges à des espèces rares. Il a joué jusqu’au milieu du 19ème siècle un rôle économique important en assurant le transport du charbon stéphanois jusqu’à Orléans et Nantes au moyen d’embarcations à fond plat, les Rambertes ou sapines. Depuis le milieu du 19ème siècle, la Loire alimente un vaste système d’irrigation dans la plaine, assuré par le canal du Forez.