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Liés aux reliefs et modelés par l’économie,
les paysages très variés du Forez sont marqués
par l’opposition entre la plaine et les monts.
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Au-delà de 1200 mètres, les hautes chaumes
Au sommet des monts du Forez, on pénètre dans un territoire dénudé, domaine des vents violents et des neiges tardives. La lande à callune et à airelles,
piquetée d’arbres rabougris, couvre un paysage aux reliefs mous. Elle assure la transition entre la barrière forestière et les pâtures d’estive, terroir originel
de la fourme de Montbrison, fromage AOC. Sur les plateaux des hautes chaumes, de larges cuvettes creusées par la glace sont aujourd’hui envahies par
les tourbières. Une flore riche et variée y éclot au printemps.
> Le col du Béal
> La pierre Bazanne |
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Les étangs
Le Forez est un pays d’eau. De nombreux étangs ponctuent la plaine. En 1233, le comte de Forez est le premier à en aménager, bientôt imité par les seigneurs laïcs et ecclésiastiques
les plus riches du comté. A la fin du XVIIIe siècle, six cent étangs occupent environ 3000 hectares. La moitié disparaîtra dans la deuxième moitié du XIXe siècle,
sous prétexte d’insalubrité. Domaines de chasse jadis très prisés par la bourgeoisie industrielle stéphanoise, les étangs sont, aujourd’hui pour la
plupart, destinés à la pisciculture, particulièrement à l’élevage de la carpe.
> La réserve de Biterne
> L'écopole du Forez
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Monts et vallées de 600 à
1100 mètres
Les monts du Forez culminent à
1634 mètres d’altitude à Pierre sur-
Haute. Entre 600 et 800
mètres, des replats entaillés de
vallées profondes sont ponctués
d’affleurements rocheux peu
propices à l’agriculture. De 800à 1100 mètres, les cultures
s’étendent sur des reliefs
adoucis, dans des bassins
concaves dans lesquels sont
situés les principaux bourgs
agricoles. Une épaisse barrière forestière composée de hêtres,
de pins et de sapins sépare les
villages de la zone d’estive des
hautes chaumes.
> le col de la loge
> la cascade de chorsin |
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La Loire
La Loire, véritable colonne vertébrale du territoire, traverse la plaine du Forez du sud au nord. Le fleuve offre une large gamme de milieux naturels exceptionnels : gorges,gravières, forêts alluviales,
gours, prairies inondables, qui fournissent des refuges à des espèces rares. Il a joué jusqu’au milieu du XIXe siècle un rôle économique important en assurant le transport du charbon stéphanois jusqu’à
Orléans et Nantes au moyen d’embarcations à fond plat, les rambertes ou sapines. Depuis le milieu du XIXe siècle, la Loire alimente un vaste système d’irrigation dans la plaine, assuré par le canal du Forez.
> Autour de Grangent |
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Sur les piémonts, les coteaux
De part et d’autre de la plaine se dessinent des coteaux aux
activités complémentaires. A l’ouest, s’étend le vignoble des Côtes du Forez entrecoupé par
les activités de polycultureélevage, tradition forte depuis le Moyen-Âge et animé par les
villages de piémont. Sévèrement touché par la crise du phylloxéra à la fin du XIXe
siècle, le vignoble déroule des surfaces plus petites pour désormais privilégier la qualité :
les Côtes du Forez bénéficient du label AOC depuis 2000. À l’est, au pied des monts du
Lyonnais, le vignoble a disparu pour laisser place à la culture fourragère et à la production
laitière dans une zone de collines douces favorables à l’agriculture. Les villages sont
installés sur des points culminants.
> les chemins de l’Astrée
> les côtes du Forez |
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La plaine du Forez
Située à l’est du massif central, à
mi distance entre Lyon et
Clermont Ferrand et enserrée
entre les monts du Forez et les
monts du Lyonnais, la plaine a
l’aspect d’un bassin fermé.
Jusqu’à la fin de l’Ancien
Régime, la plaine du Forez n’est qu’un vaste horizon de champs
ouverts, de pâtures, de landes,
d’étangs et de marais, ponctué
de village et de fermes isolés.
D’importants travaux
d’irrigation entrepris à la fin du
XIXe siècle pour combattre la
sécheresse endémique changent radicalement son paysage
désormais composé, à l’ouest,
de pâtures, de labours et de
semi bocage, et, à l’est, de vastes
cultures céréalières. Ils ont
permis à la plaine de devenir un
pays d’élevage bovin, mais aussiéquin. |
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Des pics basaltiques
Près de cent pointements volcaniques ponctuent régulièrement les paysages du Forez. Sous l’effet du plissement
alpin, des failles se sont formées dans la plaine ainsi que dans les monts l’avoisinant. De la lave
s’y est introduite, recouverte par des sédiments qui ont été peu à peu érodés. Après plusieurs
millions d’années se sont dégagés des pics qui, lorsqu’ils ont été exploités en carrière, ont
fait apparaître des orgues basaltiques comme à Cezay, Marcilly-le-Châtel, Palogneux, Saint-Romain-le-Puy et Saillant.
Au Moyen-Âge, des monastères et des châteaux ont été édifiés sur ces pics, pour des raisons évidentes de défense.
> Le volcan de Montpelloux
> Les orgues basaltiques de Cezay
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