La fourme de Montbrison
Pendant trois décennies, les fourmes de Montbrison et d’Ambert, bien que différentes l’une de l’autre, étaient rassemblées sous la même appellation. En 2002, cette petite anomalie fut rectifiée et deux appellations furent reconnues.
Ce fromage à pate parsillé autrefois fabriqué sur les ahutes chaumes est aujourd’hui éléboré à Sauvain et Saint-Bonnet-le-Courreau, par deux fromageries ainsi qu’Hubert Tarit, producteur artisanal travaillant le lait cru provenant de vaches pour l’alimentation desquelles l’ensilage est proscrit et affinant en cave, car l’histoire de la fourme et du Forez n’a pas été écrite hier ; les troupeaux de vaches étaient bénits par les druides Gaulois à chaque solstice d’été sur les hautes chaumes et le témoignage le plus ancien, relatif à ce fromage, est gravé dans une pierre du porche de l’ancienne chapelle féodale de La Chaulme, près de Saint-Anthème (VIIIème ou IXème siècle).
Les côtes du Forez
Avec le fromage, inévitablement, on associe le vin. Et, ici en forez, ce mariage est heureux. Pour le vin aussi, la reconnaissance en Appellation d’Origine Contrôlée n’est pas ancienne, 1999, mais elle récompense les efforts des vignerons foréziens. Le vignoble est ici présent depuis l’an mil. Au cours des siècles, il connut des heures sombres et ce n’est que grâce à l’opiniâtreté de quelques visionnaires qu’il peut aujourd’hui présenter le visage séduisant qu’on lui connaît.
Cépage gamay pour les rouges et les rosés, les seuls bénéficiant de la précieuse A.O.C., viognier et autres pour les blancs, classés parmi les vins de pays d’Urfé : les vignes foréziennes apprécient particulièrement (répétition) les terres volcaniques qui façonnent en partie ce terroir. Un festival pour le palais !